<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	    xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	    xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	    xmlns:creativeCommons="http://cyber.law.harvard.edu/rss/creativeCommonsRssModule.html"
	    	    xmlns:flickr="urn:flickr:user" >
	<channel>


		<title>Uploads from philippe leroyer, tagged whiteslimangel</title>
		<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/tags/whiteslimangel/</link>
 		<description></description>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:16 -0700</pubDate>
		<lastBuildDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:16 -0700</lastBuildDate>
		<generator>http://www.flickr.com/</generator>
		<image>
			<url>http://farm6.staticflickr.com/5341/buddyicons/52499764@N00.jpg?1369132697#52499764@N00</url>
			<title>Uploads from philippe leroyer, tagged whiteslimangel</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/tags/whiteslimangel/</link>
		</image>

		<item>
			<title>Nepal (43) - 30Sep10, Hile (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344252094/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344252094/&quot; title=&quot;Nepal (43) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7236/7344252094_d62b269ed7_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (43) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:16 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-30T07:55:04-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7344252094</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7236/7344252094_d62b269ed7_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (43) - 30Sep10, Hile (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7236/7344252094_d62b269ed7_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage trip nepal cloud white mist mountain green film nature fog angel montagne 35mm landscape slim angle kodak wide wideangle vert scan analogue 135 nuage paysage 35 800 brouillard brume argentique népal kodak800 hile négatif pellicule grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (42) - 30Sep10, Hile (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344250928/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344250928/&quot; title=&quot;Nepal (42) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7092/7344250928_dacba32969_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (42) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the random portraits in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041191994/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Portraits [Random]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:16 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-30T07:45:25-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7344250928</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7092/7344250928_dacba32969_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (42) - 30Sep10, Hile (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the random portraits in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041191994/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Portraits [Random]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7092/7344250928_dacba32969_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage trip nepal portrait cloud white mountain selfportrait man green film nature angel montagne self 35mm landscape slim angle autoportrait kodak wide wideangle vert scan analogue 135 ph nuage paysage 35 800 homme argentique népal rémi kodak800 hile négatif pellicule grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (40) - 30Sep10, Hile (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344251294/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7344251294/&quot; title=&quot;Nepal (40) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7211/7344251294_6be20fc500_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (40) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:15 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-30T07:40:37-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7344251294</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7211/7344251294_6be20fc500_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (40) - 30Sep10, Hile (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7211/7344251294_6be20fc500_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage trip nepal cloud white mountain green film nature angel montagne 35mm landscape slim angle kodak wide wideangle vert scan analogue 135 nuage paysage 35 800 argentique népal kodak800 hile négatif pellicule grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (41) - 30Sep10, Hile (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7159044019/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7159044019/&quot; title=&quot;Nepal (41) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7228/7159044019_f602d8d280_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (41) - 30Sep10, Hile (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 00:22:16 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-30T07:50:50-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7159044019</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7228/7159044019_f602d8d280_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (41) - 30Sep10, Hile (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Hile (Nepal) - 30Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut bonne. Moustiquaire à la bonne hauteur, lit dur, oreiller confortable.&lt;br /&gt;
Le réveil était programmé à 7:00, mais je me suis réveillé tout seul vers 6:00, ne comprenant pas que je ne l’ai pas entendu. J’ai eu du mal à me rendormir, je deviens fou !&lt;br /&gt;
En route pour &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=Hile+n%c3%a9pal&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=27.039557,87.931824&amp;amp;spn=2.032825,3.56781&amp;amp;safe=off&amp;amp;hnear=Hile,+Pakribas,+Koshi,+Eastern+Region,+N%c3%a9pal&amp;amp;t=m&amp;amp;z=9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hile&lt;/a&gt; : 2h30 dans un minibus rempli à craquer, avec marchandises et passagers sur le toit également. 2h30 de montages russes sur des lacets de montagne, au bord du vide, à plus de 70 km/h sur une route étonnement en bon état. Plusieurs personnes furent malades dans le bus, dont un petit garçon, une jolie fille de 16-17 ans, et une vieille dame avec un piercing en or dans l’arrête du nez, accompagnée de son petit fils qui faisait son possible pour lui préserver un minimum d’espace dans cette boite de sardines.&lt;br /&gt;
Autant dire qu’il ne fallait pas avoir peur de la vitesse, ni du vide, ni être malade en voiture.&lt;br /&gt;
Les paysages sont à couper le souffle, succession de montagnes vertes, torrents furieux, petits villages. Des mineurs armés de pelles et de tamis exploitaient une mine à ciel ouvert le long du torrent. Des écoliers en uniformes bleus nous regardaient passer, alignés devant des maisons au milieu de nulle part, le long de cette route, véritable artère de vie. Sur des étals à même le sol, des tomates en vente présentaient une multitude de formes et de couleurs différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AIR DE LA MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivés à Hile à 10:45, nous découvrons un village de montagne un peu développé, étonnement propre, avec une foule de femmes portant des nasses dans le dos sanglées sur le front. Les gens, comme toujours, nous observent, nous dévisagent, rient sous cape. Les enfants en uniformes d’école verts nous saluent de « Namaste » joyeux, même de loin.&lt;br /&gt;
Faisant une pause thé dans une minuscule échoppe, un jeune étudiant originaire d’Hile, et qui étudie l’Histoire et le management à Kathmandu, nous a immédiatement posé une foule de questions allant de notre origine au nombre de pays que nous avions visités, en passant par notre perception du Népal, notre âge, ou encore notre statut marital. Ce qui reste pour eux inexplicable c’est d’avoir 37 ans et de ne pas être marié. Son père, le tenancier, semblait très fier que son fils parle anglais avec nous. Il a aussi fait remarquer que lui et moi avions la même coupe de cheveux… et d’en rire.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite repartis vers les hauteurs et avons grimpé sur les pentes herbeuses jusqu’au sommet le plus élevé, à environ 1600m d’altitude.&lt;br /&gt;
Lorsque nous montions vers le somment en admirant le paysage, un jeune à moto s’est arrêté pour nous poser les questions habituelles, et nous dire qu’il profite du temps superbe parce qu’habituellement, les nuages recouvrent tout en toute saison.&lt;br /&gt;
Nous avons donc la chance d’avoir un très beau soleil dans un ciel presque dégagé. La vallée d’où nous venons, s’étend à nos pieds, le ciel un peu ennuagé, alors qu’une seconde vallée, engloutie dans la brume s’étend de l’autre côté du sommet. J’ai eu peur que mon genou ne me permette pas de monter et descendre mais jusqu’ici il tient bon, me causant juste une légère gêne.&lt;br /&gt;
Mon petit appareil grand angle ne fait défiler la pellicule que lorsque j’appuie à un certain endroit. Je viens de m’en rendre compte. Il doit donc y avoir un certain nombre d’expositions multiples sur les photos que j’ai faites jusqu’ici.&lt;br /&gt;
Dans la relative quiétude des sommets, deux jeunes népalais, près de nous, écoutent la radio.&lt;br /&gt;
Après avoir passé vingt minutes à comater dans l’herbe devant une vue splendide, nous sommes redescendus vers Hile, croisant comme à l’aller des gens curieux et des enfants qui nous saluent.&lt;br /&gt;
Parmi ces gens, un certain nombre affichent des visages fermés et durs qui s’illuminent littéralement lorsqu’on leur dit bonjour.&lt;br /&gt;
En redescendant je me suis rendu compte que j’étais en train d’attraper des coups de soleil sur les avant-bras, les chevilles et tibias, et sûrement sur la tête, mais cela je l’avais vu venir plus tôt et m’étais déjà couvert.&lt;br /&gt;
Nous sommes allés manger dans la petite gargote précédemment visitée pour le thé.&lt;br /&gt;
Le chow mein était excellent. Mais la note salée. Avec 2 cocas, 300 Rs (3,60€). Le patron a visiblement appliqué un prix spécial touristes. Il avait l’air peu sûr de lui, un peu embarrassé même, au moment de nous dire combien nous lui devions, comme s’il avait été briefé par son fils. Déçu pour ma part, Rémi est, lui, très agacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE TERRAIN DE FOOT DU BOUT DU MONDE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis de l’autre côté de la ville, avons emprunté un petit sentier qui montait vers le terrain de foot du bout du monde : un grand espace de terre avec deux buts, bordé d’un côté par la falaise, de l’autre par la descente vers un sentier puis le vide et la brume, et derrière chaque but par de la végétation dense et traversée par un sentier.&lt;br /&gt;
Pendant que je prenais des photos, Rémi discutait avec des jeunes qui étaient allés le trouver, parmi lesquels Birod, Bikram, et Fordy, que j’ai ensuite fait poser au milieu du terrain de foot pour deux shoots au Spinner 360°, demandant à Fordy de tirer la goupille sur le premier.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite regagné un bus qui repartait vers Dharan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOWN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entassés à trente dans un minibus de quinze places, je me suis retrouvé sur une banquette avec, de droite à gauche : une villageoise qui vomissait régulièrement dans un petit sac, un jeune homme, moi, une vieille villageoise qui crachait régulièrement dans un petit sax, et une villageoise enfin qui vomissait régulièrement elle aussi et bruyamment dans un petit sac.&lt;br /&gt;
Quand un petit sac était assez plein, il était jeté par la fenêtre et remplacé par un nouveau.&lt;br /&gt;
Ce régime dura 2h30, dans de superbes paysages, à une allure plus raisonnable qu’à l’aller.&lt;br /&gt;
De retour à Dharan, nous sommes partis visiter la ville dans la direction opposée à la veille. Aux quartiers pauvres ont succédé des maisons à flanc de montagne plus cossues, au milieu des arbres.&lt;br /&gt;
Nous avons ensuite fait une pause cybercafé, où tout d’abord les ordis n’arrêtaient pas de s’arrêter, pompant trop de jus.&lt;br /&gt;
Pour finir la journée, ce fut un dal baht dans un tout petit resto sur la place de l’horloge, excellent, pas cher, et où tout le monde hallucinait de nous voir manger avec la main. Rémi s’est même laissé aller au risque de manger deux bouts de concombre.&lt;br /&gt;
Demain le réveil est à 3:15 pour un bus à 4:30 en direction de Kakarbhitta et de la frontière indienne.&lt;br /&gt;
Mon petit stylo noir est mort à la page précédente, là c’est celui de Rémi, et l’Inde se fera en bleu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7228/7159044019_f602d8d280_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage trip nepal cloud white mountain green film nature angel montagne 35mm landscape slim angle kodak wide wideangle vert scan analogue 135 nuage paysage 35 800 argentique népal kodak800 hile négatif pellicule grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (10) - 26Sep10, Bardia (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7202866938/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7202866938/&quot; title=&quot;Nepal (10) - 26Sep10, Bardia (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7091/7202866938_74b2aace07_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (10) - 26Sep10, Bardia (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Bardia (Nepal) - 26Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;26/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SUEURS DE L’AUBE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce matin, réveil à 5:30, après une nuit très étrange, durant  laquelle je me suis réveillé au moins quatre ou cinq fois en mélangeant rêve et réalité, me demandant où nous avions « garé » nos moustiquaires.&lt;br /&gt;
Aucun œdème n’a été à déplorer, et j’ai donc pu prendre mon petit-déjeuner à 6:00, dans la grande salle à manger vide : jus de fruit, thé, 2 bananes, 1 pomme, un copieux (et délicieux) porridge, une assiette avec omelette, patates et tomates, et un énorme (!) pancake. Enorme. Je dois avouer que c’était un peu trop copieux, surtout pour l’heure. Une moitié de pancake est restée dans l’assiette.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis en compagnie d’un guide, pour une balade à pied d’une heure et demie, en quête d’oiseaux à observer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A intervalles réguliers, nous nous arrêtions donc, nous passant la paire de jumelles qui avait pris l’eau la veille, pendant la randonnée de Rémi en pleine jungle, lors d’une périlleuse traversée de rivière à gué, et qui de ce fait ne fonctionnait plus très bien, afin de contempler les représentants de diverses races à plumes.&lt;br /&gt;
L’ornithologie n’a beau pas être une de mes passions, loin de là, j’ai religieusement observé les volatiles en question.&lt;br /&gt;
Notre guide tenait à la main un livre, dans lequel étaient dessinées toutes les sortes d’oiseaux du coin, de la région, du pays, du monde ? … bref, toutes sortes d’oiseaux. Et systématiquement, dès qu’il entrapercevait une bête à plumes quelque part, il feuilletait rapidement dans son livre, l’air de savoir exactement ce qu’il cherchait, et nous montrait l’illustration et le nom correspondants.&lt;br /&gt;
Comme beaucoup des oiseaux se ressemblent, nous nous sommes demandé en blaguant si en fait, il ne nous prenait pas pour des pigeons et ne nous montrait pas juste l’image du premier oiseau un peu similaire sur laquelle il tombait. En tout cas, il avait vraiment l’air de connaître son affaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si je les ai respectueusement observés au-travers des jumelles, ce que j’ai surtout regardé sont les paysages, villages, et gens. Et j’ai enfin pris quelques photos.&lt;br /&gt;
J’ai également, dès le départ, sué à très grosses gouttes. Je n’avais, je crois, jamais autant sué de ma vie. Pourtant, s’il faisait chaud et un peu humide, je ne pense pas que cela le justifie à ce point. Je suspecte d’une part la quantité de nourriture que l’on nous sert, et d’autre part la chaleur des aliments (thé, porridge, soupe…). Ma chemise était trempée, véritablement trempée. A tel point que, ne pouvant plus absorber la moindre trace d’humidité, elle goutait en continu sur le sol. Ma tête coulait littéralement, submergeant mes sourcils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois heures plus tard, ni ma chemise ni les sangles de mon sac ne sont sèches.&lt;br /&gt;
Le repas de midi (à 11:00) est terminé, et a encore été fort (trop ?) copieux et un peu (donc trop) occidentalisé.&lt;br /&gt;
Malgré toute la gentillesse et l’hospitalité des gens ici, je ne peux me défaire de l’idée que nous somme dans une situation d’échange marchand et non de pure hospitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A BICYCLETTE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant un peu insisté, nous nous sommes retrouvés à 13:00 sur des vélos locaux en compagnie de deux guides, pour une balade dans la campagne et les villages avoisinants.&lt;br /&gt;
Vélo local signifie « dont on ne peut régler la hauteur de la selle ». Pour moi, cela ne fut pas un problème. Pour Rémi et son mètre 96 par contre…&lt;br /&gt;
Vélo local signifie également « dont les freins ne freinent pas vraiment beaucoup plus que la roue libre ». On apprend vite à ne pas coller trop celui qui vous précède.&lt;br /&gt;
Les gens nous regardaient passer avec étonnement et en riant. Ils ne doivent pas avoir l’habitude de voir des touristes à vélo. Un peu comme si nous étions punis en quelque sorte. Evidemment, tous les enfants nous adressaient des « bye bye » joyeux.&lt;br /&gt;
Par contre pour nous ce fut un grand plaisir. Jusqu’à ce que Rémi ne crève. Enfin, son pneu. Pour nous occuper pendant que l’un de nos guides trouvait quelqu’un pour réparer le vélo, l’autre nous a amené, en compagnie de deux hommes du village voisin, faire un tour à pied dans la jungle.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes donc enfoncés dans le sous-bois. En sandales. Ce qui pouvait paraître faire local, eux étant en tongs. Ils sont toujours en tongs. Toujours.&lt;br /&gt;
Nous sommes donc partis sur les traces d’un animal sauvage, un rhinocéros sans doute, nous arrêtant au moindre bruit suspect, revenant en silence sur nos pas, observant attentivement le sol boueux… avec la grosse impression tout de même de se faire complètement balader.&lt;br /&gt;
Une demi-heure plus tard, nous ressortions de la forêt bredouilles, lacérés par les ronces, heureux tout de même de cette petite balade, et avec chacun, enfin, juste Rémi et moi, une petite sangsue accrochée au pied. La leçon du jour étant qu’il ne faut pas aller en sandales dans la jungle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vélo n’étant pas vraiment réparé à notre retour, Rémi a pris celui d’un de nos guides, et nous sommes tout de même repartis… quelques minutes. Les vélos locaux ne doivent pas supporter le poids de Rémi. Nouvelle crevaison. Qui nous a valu de nous arrêter dans un tout petit village, où officie dans une cahute de 1m50 sur 2m, un réparateur de vélos.&lt;br /&gt;
La fin du périple s’est déroulée sans histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TRAJETS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour à l’hôtel, les au-revoir ont été sincères.&lt;br /&gt;
Pour le trajet retour, nos hôtes avaient décidé de doubler les moyens, soit quatre motos, et donc quatre chauffeurs. Une moto pour Rémi, une pour moi… et une pour chacun de nos sacs. A vrai dire, cela m’a pas mal soulagé.&lt;br /&gt;
Nous partîmes donc, sans casques mais est-ce bien la peine de le préciser, pour Bhurigan, une petite ville transit le long de la grande route nationale.&lt;br /&gt;
La traversée du parc fut évidemment magnifique, entre chemins de terre allant de village en village, immense lit de rivière traversée à gué, et forêts denses. Puis ce fut le bitume de nouveau, mais avec très peu de circulation motorisée, les véhicules les plus nombreux étant en règle générale les bus… en grève ce jour là.&lt;br /&gt;
Arrivés à Bhurigan une heure plus tard, nous nous sommes arrêtés devant un petit hôtel. Nos chauffeurs ont alors demandé à voir la chambre, et ce n’est qu’après inspection qu’ils donnèrent leur accord pour que nous logions là.&lt;br /&gt;
Après avoir posé nos sacs, nous leur offrîmes un coup à boire. Sodas pour tout le monde. Ils sont ensuite partis les uns après les autres. Alors que le dernier, notre guide attitré, allait enfourcher sa moto, je lui demandai s’il pouvait m’indiquer un barbier dans le coin. Insistant pour m’y conduire, il me fit monter derrière lui. Rémi et moi nous donnâmes rendez-vous pour plus tard, lorsque je serai de retour.&lt;br /&gt;
Le trajet durant dix secondes, le temps de traverser la place centrale, de l’autre côté de laquelle se trouvait l’échoppe du barbier !&lt;br /&gt;
Je m’y fis raser le crâne pour 25 roupies (1,37 euros), et notre guide resta présent pendant toute l’opération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BHURIGAN BY NIGHT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes ensuite baladés un peu, nous éloignant de la route principale, pour, au crépuscule, nous enfoncer un peu dans les rues du village. Rues qui très rapidement se changèrent en larges chemins sinuant entre maisons et champs.&lt;br /&gt;
Les gens nous fixaient tous, l’air surpris. Avisant un gamin à une dizaine de mètres devant nous, je le vis disparaître en courant dans la cour de sa maison. Je devinai la suite, qui se produisit alors que nous arrivions à hauteur de l’endroit : il revint en courant avec une dizaine d’autres enfants à sa suite. De là, ils se mirent à nous suivre à distance, silencieux.&lt;br /&gt;
Au bout de quelques minutes, nous nous arrêtâmes sur un petit pont surplombant un maigre cours d’eau, nous asseyant sur l’un des parapets. Quelques enfants vinrent s’asseoir silencieusement sur le parapet d’en face, nous observant toujours en silence.&lt;br /&gt;
La nuit tombait doucement. Un homme passa en vélo, sa fille de cinq six ans assise derrière lui sur le porte-bagage, endormie, accrochée à son dos.&lt;br /&gt;
Lorsque nous repartîmes, en sens inverse, les enfants nous emboitèrent de nouveau le pas, jusqu’au niveau de la cour d’où ils avaient surgis.&lt;br /&gt;
Une fois la nuit tombée, les rues annexes furent plongée dans l’obscurité presque totale, éclairées seulement ça et là par la lumière d’un magasin, d’une fenêtre, du phare d’un vélo ou de ceux, plus rares, d’une voiture. Les habitants se transformèrent en silhouettes sombres, mais qui continuaient à nous dévisager.&lt;br /&gt;
Arrêtés quelques instants à un carrefour de la route principale, deux jeunes sont venus s’enquérir sympathiquement de la raison de notre présence et de nos origines.&lt;br /&gt;
Après quelques minutes de discussion, nous sommes rentrés à l’hôtel pour y manger un fort bon dal bat, avant de retrouver notre chambre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA NUIT EST CHAUDE…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci se composait d’un lit double, d’une petite table, et d’un petit meuble de rangement, ainsi que d’une salle de bain. Un petit vasistas, tout en haut de l’un des murs, donnait sur l’extérieur, mais était condamné. Une ouverture horizontale, parcourait le haut du mur mitoyen avec la chambre d’à côté. Enfin, le mur donnant sur le couloir comportait une large grille de fer forgée, fenêtre obstruée par un rideau. Un ventilateur brassait mollement l’air étouffant au-dessus du lit, caisson de bois couvert d’un très très fin matelas. Notez que ce n’est pas moi qui m’en plaindrais, préférant de loin les couches fermes.&lt;br /&gt;
La salle d’eau était tout aussi spartiate.&lt;br /&gt;
Les deux pièces se trouvaient déjà être habitées par quelques araignées paresseuses. Arachnophobe, ce petit détail n’est pas sans importance. Mais je décidai de faire contre mauvaise fortune bon gré, ce genre de choses…, et de les ignorer, espérant le même traitement en retour.&lt;br /&gt;
Après une bonne douche froide, nous installâmes nos moustiquaires. Evidemment, rien n’était expressément prévu à cet effet. Rémi tendit donc un fil entre, d’un côté, la grille de l’ouverture dans le mur nous séparant de la chambre voisine, sous le plafond, et, de l’autre, le haut de la porte de la salle de bain. C’est à ce fil, incliné à 30° environ, que nous accrochâmes nos moustiquaires, dont les poids conjugués eurent pour effet de le courber, l’entrainant encore plus vers le lit. Résultat, une fois couchés, nos moustiquaires nous effleuraient le visage, et nous couvraient le reste du corps. Au moindre mouvement, c’est l’ensemble que nous embarquions avec nous. Mais cela semblait tenir. Et il n’y avait pas vraiment d’alternative.&lt;br /&gt;
Quant au lit, il teint toutes ses promesses, dur comme une planche de bois.&lt;br /&gt;
Allongés, la chaleur et le manque d’air prirent toute leur dimension. Le ventilateur avait beau tourner au maximum de ses capacités, il ne faisait que légèrement brasser une touffeur écrasante.&lt;br /&gt;
Et à 21:00, tout s’arrêta subitement. Plus de courant. Plus de lumière donc. Mais surtout, plus de ventilateur au-dessus de nos têtes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là, dans l’obscurité uniquement percée de la lumière de nos frontales, j’écris encore quelques mots avant de me résoudre à essayer de dormir. Sans même bouger, de grosses gouttes de sueur perlent de mon visage sur ce carnet. Je suis trempé, enfermé sous cette moustiquaire qui me couvre comme un linceul, dans ce four qu’est notre chambre.&lt;br /&gt;
Je vais maintenant éteindre. Je sens que la nuit risque d’être infernale.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:35:41 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-26T02:04:29-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7202866938</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7091/7202866938_74b2aace07_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (10) - 26Sep10, Bardia (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Bardia (Nepal) - 26Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;26/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SUEURS DE L’AUBE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce matin, réveil à 5:30, après une nuit très étrange, durant  laquelle je me suis réveillé au moins quatre ou cinq fois en mélangeant rêve et réalité, me demandant où nous avions « garé » nos moustiquaires.&lt;br /&gt;
Aucun œdème n’a été à déplorer, et j’ai donc pu prendre mon petit-déjeuner à 6:00, dans la grande salle à manger vide : jus de fruit, thé, 2 bananes, 1 pomme, un copieux (et délicieux) porridge, une assiette avec omelette, patates et tomates, et un énorme (!) pancake. Enorme. Je dois avouer que c’était un peu trop copieux, surtout pour l’heure. Une moitié de pancake est restée dans l’assiette.&lt;br /&gt;
Nous sommes ensuite partis en compagnie d’un guide, pour une balade à pied d’une heure et demie, en quête d’oiseaux à observer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A intervalles réguliers, nous nous arrêtions donc, nous passant la paire de jumelles qui avait pris l’eau la veille, pendant la randonnée de Rémi en pleine jungle, lors d’une périlleuse traversée de rivière à gué, et qui de ce fait ne fonctionnait plus très bien, afin de contempler les représentants de diverses races à plumes.&lt;br /&gt;
L’ornithologie n’a beau pas être une de mes passions, loin de là, j’ai religieusement observé les volatiles en question.&lt;br /&gt;
Notre guide tenait à la main un livre, dans lequel étaient dessinées toutes les sortes d’oiseaux du coin, de la région, du pays, du monde ? … bref, toutes sortes d’oiseaux. Et systématiquement, dès qu’il entrapercevait une bête à plumes quelque part, il feuilletait rapidement dans son livre, l’air de savoir exactement ce qu’il cherchait, et nous montrait l’illustration et le nom correspondants.&lt;br /&gt;
Comme beaucoup des oiseaux se ressemblent, nous nous sommes demandé en blaguant si en fait, il ne nous prenait pas pour des pigeons et ne nous montrait pas juste l’image du premier oiseau un peu similaire sur laquelle il tombait. En tout cas, il avait vraiment l’air de connaître son affaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si je les ai respectueusement observés au-travers des jumelles, ce que j’ai surtout regardé sont les paysages, villages, et gens. Et j’ai enfin pris quelques photos.&lt;br /&gt;
J’ai également, dès le départ, sué à très grosses gouttes. Je n’avais, je crois, jamais autant sué de ma vie. Pourtant, s’il faisait chaud et un peu humide, je ne pense pas que cela le justifie à ce point. Je suspecte d’une part la quantité de nourriture que l’on nous sert, et d’autre part la chaleur des aliments (thé, porridge, soupe…). Ma chemise était trempée, véritablement trempée. A tel point que, ne pouvant plus absorber la moindre trace d’humidité, elle goutait en continu sur le sol. Ma tête coulait littéralement, submergeant mes sourcils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois heures plus tard, ni ma chemise ni les sangles de mon sac ne sont sèches.&lt;br /&gt;
Le repas de midi (à 11:00) est terminé, et a encore été fort (trop ?) copieux et un peu (donc trop) occidentalisé.&lt;br /&gt;
Malgré toute la gentillesse et l’hospitalité des gens ici, je ne peux me défaire de l’idée que nous somme dans une situation d’échange marchand et non de pure hospitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A BICYCLETTE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant un peu insisté, nous nous sommes retrouvés à 13:00 sur des vélos locaux en compagnie de deux guides, pour une balade dans la campagne et les villages avoisinants.&lt;br /&gt;
Vélo local signifie « dont on ne peut régler la hauteur de la selle ». Pour moi, cela ne fut pas un problème. Pour Rémi et son mètre 96 par contre…&lt;br /&gt;
Vélo local signifie également « dont les freins ne freinent pas vraiment beaucoup plus que la roue libre ». On apprend vite à ne pas coller trop celui qui vous précède.&lt;br /&gt;
Les gens nous regardaient passer avec étonnement et en riant. Ils ne doivent pas avoir l’habitude de voir des touristes à vélo. Un peu comme si nous étions punis en quelque sorte. Evidemment, tous les enfants nous adressaient des « bye bye » joyeux.&lt;br /&gt;
Par contre pour nous ce fut un grand plaisir. Jusqu’à ce que Rémi ne crève. Enfin, son pneu. Pour nous occuper pendant que l’un de nos guides trouvait quelqu’un pour réparer le vélo, l’autre nous a amené, en compagnie de deux hommes du village voisin, faire un tour à pied dans la jungle.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes donc enfoncés dans le sous-bois. En sandales. Ce qui pouvait paraître faire local, eux étant en tongs. Ils sont toujours en tongs. Toujours.&lt;br /&gt;
Nous sommes donc partis sur les traces d’un animal sauvage, un rhinocéros sans doute, nous arrêtant au moindre bruit suspect, revenant en silence sur nos pas, observant attentivement le sol boueux… avec la grosse impression tout de même de se faire complètement balader.&lt;br /&gt;
Une demi-heure plus tard, nous ressortions de la forêt bredouilles, lacérés par les ronces, heureux tout de même de cette petite balade, et avec chacun, enfin, juste Rémi et moi, une petite sangsue accrochée au pied. La leçon du jour étant qu’il ne faut pas aller en sandales dans la jungle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vélo n’étant pas vraiment réparé à notre retour, Rémi a pris celui d’un de nos guides, et nous sommes tout de même repartis… quelques minutes. Les vélos locaux ne doivent pas supporter le poids de Rémi. Nouvelle crevaison. Qui nous a valu de nous arrêter dans un tout petit village, où officie dans une cahute de 1m50 sur 2m, un réparateur de vélos.&lt;br /&gt;
La fin du périple s’est déroulée sans histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TRAJETS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour à l’hôtel, les au-revoir ont été sincères.&lt;br /&gt;
Pour le trajet retour, nos hôtes avaient décidé de doubler les moyens, soit quatre motos, et donc quatre chauffeurs. Une moto pour Rémi, une pour moi… et une pour chacun de nos sacs. A vrai dire, cela m’a pas mal soulagé.&lt;br /&gt;
Nous partîmes donc, sans casques mais est-ce bien la peine de le préciser, pour Bhurigan, une petite ville transit le long de la grande route nationale.&lt;br /&gt;
La traversée du parc fut évidemment magnifique, entre chemins de terre allant de village en village, immense lit de rivière traversée à gué, et forêts denses. Puis ce fut le bitume de nouveau, mais avec très peu de circulation motorisée, les véhicules les plus nombreux étant en règle générale les bus… en grève ce jour là.&lt;br /&gt;
Arrivés à Bhurigan une heure plus tard, nous nous sommes arrêtés devant un petit hôtel. Nos chauffeurs ont alors demandé à voir la chambre, et ce n’est qu’après inspection qu’ils donnèrent leur accord pour que nous logions là.&lt;br /&gt;
Après avoir posé nos sacs, nous leur offrîmes un coup à boire. Sodas pour tout le monde. Ils sont ensuite partis les uns après les autres. Alors que le dernier, notre guide attitré, allait enfourcher sa moto, je lui demandai s’il pouvait m’indiquer un barbier dans le coin. Insistant pour m’y conduire, il me fit monter derrière lui. Rémi et moi nous donnâmes rendez-vous pour plus tard, lorsque je serai de retour.&lt;br /&gt;
Le trajet durant dix secondes, le temps de traverser la place centrale, de l’autre côté de laquelle se trouvait l’échoppe du barbier !&lt;br /&gt;
Je m’y fis raser le crâne pour 25 roupies (1,37 euros), et notre guide resta présent pendant toute l’opération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BHURIGAN BY NIGHT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes ensuite baladés un peu, nous éloignant de la route principale, pour, au crépuscule, nous enfoncer un peu dans les rues du village. Rues qui très rapidement se changèrent en larges chemins sinuant entre maisons et champs.&lt;br /&gt;
Les gens nous fixaient tous, l’air surpris. Avisant un gamin à une dizaine de mètres devant nous, je le vis disparaître en courant dans la cour de sa maison. Je devinai la suite, qui se produisit alors que nous arrivions à hauteur de l’endroit : il revint en courant avec une dizaine d’autres enfants à sa suite. De là, ils se mirent à nous suivre à distance, silencieux.&lt;br /&gt;
Au bout de quelques minutes, nous nous arrêtâmes sur un petit pont surplombant un maigre cours d’eau, nous asseyant sur l’un des parapets. Quelques enfants vinrent s’asseoir silencieusement sur le parapet d’en face, nous observant toujours en silence.&lt;br /&gt;
La nuit tombait doucement. Un homme passa en vélo, sa fille de cinq six ans assise derrière lui sur le porte-bagage, endormie, accrochée à son dos.&lt;br /&gt;
Lorsque nous repartîmes, en sens inverse, les enfants nous emboitèrent de nouveau le pas, jusqu’au niveau de la cour d’où ils avaient surgis.&lt;br /&gt;
Une fois la nuit tombée, les rues annexes furent plongée dans l’obscurité presque totale, éclairées seulement ça et là par la lumière d’un magasin, d’une fenêtre, du phare d’un vélo ou de ceux, plus rares, d’une voiture. Les habitants se transformèrent en silhouettes sombres, mais qui continuaient à nous dévisager.&lt;br /&gt;
Arrêtés quelques instants à un carrefour de la route principale, deux jeunes sont venus s’enquérir sympathiquement de la raison de notre présence et de nos origines.&lt;br /&gt;
Après quelques minutes de discussion, nous sommes rentrés à l’hôtel pour y manger un fort bon dal bat, avant de retrouver notre chambre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA NUIT EST CHAUDE…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci se composait d’un lit double, d’une petite table, et d’un petit meuble de rangement, ainsi que d’une salle de bain. Un petit vasistas, tout en haut de l’un des murs, donnait sur l’extérieur, mais était condamné. Une ouverture horizontale, parcourait le haut du mur mitoyen avec la chambre d’à côté. Enfin, le mur donnant sur le couloir comportait une large grille de fer forgée, fenêtre obstruée par un rideau. Un ventilateur brassait mollement l’air étouffant au-dessus du lit, caisson de bois couvert d’un très très fin matelas. Notez que ce n’est pas moi qui m’en plaindrais, préférant de loin les couches fermes.&lt;br /&gt;
La salle d’eau était tout aussi spartiate.&lt;br /&gt;
Les deux pièces se trouvaient déjà être habitées par quelques araignées paresseuses. Arachnophobe, ce petit détail n’est pas sans importance. Mais je décidai de faire contre mauvaise fortune bon gré, ce genre de choses…, et de les ignorer, espérant le même traitement en retour.&lt;br /&gt;
Après une bonne douche froide, nous installâmes nos moustiquaires. Evidemment, rien n’était expressément prévu à cet effet. Rémi tendit donc un fil entre, d’un côté, la grille de l’ouverture dans le mur nous séparant de la chambre voisine, sous le plafond, et, de l’autre, le haut de la porte de la salle de bain. C’est à ce fil, incliné à 30° environ, que nous accrochâmes nos moustiquaires, dont les poids conjugués eurent pour effet de le courber, l’entrainant encore plus vers le lit. Résultat, une fois couchés, nos moustiquaires nous effleuraient le visage, et nous couvraient le reste du corps. Au moindre mouvement, c’est l’ensemble que nous embarquions avec nous. Mais cela semblait tenir. Et il n’y avait pas vraiment d’alternative.&lt;br /&gt;
Quant au lit, il teint toutes ses promesses, dur comme une planche de bois.&lt;br /&gt;
Allongés, la chaleur et le manque d’air prirent toute leur dimension. Le ventilateur avait beau tourner au maximum de ses capacités, il ne faisait que légèrement brasser une touffeur écrasante.&lt;br /&gt;
Et à 21:00, tout s’arrêta subitement. Plus de courant. Plus de lumière donc. Mais surtout, plus de ventilateur au-dessus de nos têtes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là, dans l’obscurité uniquement percée de la lumière de nos frontales, j’écris encore quelques mots avant de me résoudre à essayer de dormir. Sans même bouger, de grosses gouttes de sueur perlent de mon visage sur ce carnet. Je suis trempé, enfermé sous cette moustiquaire qui me couvre comme un linceul, dans ce four qu’est notre chambre.&lt;br /&gt;
Je vais maintenant éteindre. Je sens que la nuit risque d’être infernale.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7091/7202866938_74b2aace07_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage park trip nepal light white green film nature field yellow angel jaune 35mm landscape slim angle natural kodak lumière wide wideangle vert scan analogue 135 paysage 35 800 parc champ argentique népal kodak800 négatif pellicule naturel bardia grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (04) - 25Sep10, Bardia (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7196177410/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7196177410/&quot; title=&quot;Nepal (04) - 25Sep10, Bardia (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm9.staticflickr.com/8154/7196177410_bc2d010919_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (04) - 25Sep10, Bardia (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Bardia (Nepal) - 25Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;25/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ÉPISODE UN PEU GONFLANT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre le prochain évènement, il faut savoir que, depuis un an, je fais à intervalles réguliers des œdèmes au niveau des lèvres et de la langue, sans qu'aucun médecin ne sache ce qui les provoque. Ils apparaissent en général la nuit, et se résorbent lentement lorsque je suis debout.&lt;br /&gt;
Back to Nepal.&lt;br /&gt;
Le gonflement de la partie droite de ma lèvre supérieure et du côté gauche de ma langue, à un stade déjà bien avancé, m'a réveillé en pleine nuit. J’ai immédiatement pris deux cachets (qui, soit dit en passant, n'ont aucun effet... c'est plus psychologique qu'autre chose) et ai tenté de rester assis, à défaut de déambuler dans la chambre au risque de réveiller Rémi. Mon dilemme était simple : soit rester éveillé, espérant un dégonflement, au risque de ne pas être assez reposé pour le programme du jour consistant en une excursion à pied dans la jungle, ou me rendormir, sachant alors que je ne serai pas en état de faire quoi que ce soit. La fatigue n'aidant pas, j’ai fini par capituler et me recoucher, passant le reste de la nuit à m’endormir, me réveiller, me rendormir...&lt;br /&gt;
A 6:00 du matin, la partie gauche de la langue avait triplé de volume, tout comme l’ensemble de la lèvre supérieure.&lt;br /&gt;
Ne pouvant ni manger ni boire dans ses conditions, ayant finalement peu dormi, j’ai du laisser Rémi faire seul la randonnée sauvage et me suis rendormi, alternant, là encore, éveil et sommeil.&lt;br /&gt;
A 11:45, et si ma langue avait un peu dégonflé, la lèvre était, elle, toujours énorme. Je décidai de rester assis/debout en espérant une heure plus tard cela aille un peu mieux.&lt;br /&gt;
Du coup, cela me laissa amplement le temps, allant et venant sans fin dans les 10m² d'espace libre de la chambre, de faire un constat accablant : nous en sommes au 5ème jour de voyage et je n’ai fait que deux photos (si on excepte celles prises à l’école). C’est déprimant.&lt;br /&gt;
Sur le front des bonnes nouvelles, l'allergie déclenchée par la ceinture-portefeuille a, quant à elle, presque disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CAHIN CAHA&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’après-midi s’est passée à la lecture de La Cité de la Joie, jusque 15h30, heure à laquelle on est venu me chercher pour la balade à dos d’éléphant.&lt;br /&gt;
Ma lèvre avait dégonflé d’un bon tiers, la langue presque totalement.&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une petite visite du parc animalier local, qui abrite des crocodiles pour la reproduction, des tortues, et des singes. S'y trouve également, enfermé dans un grand enclos, un rhinocéros recueilli alors qu'il était petit. Adulte, il fut relâché dans la jungle, mais tendait à revenir continuellement vers les hommes. Il a fini par en tuer un. Du coup, il l'ont de nouveau enfermé.&lt;br /&gt;
J'ai ensuite retrouvé un Rémi fatigué mais réjoui de son périple en forêt, et nous sommes partis pour une balade d'une heure à dos d’éléphant.&lt;br /&gt;
Évidemment, c'est toujours impressionnant de se trouver perché sur le dos d'un animal qui dégage tant de puissance, même assis sur une plateforme de bois, les jambes dans le vide. Cela dit, une fois le passage à gué de la rivière effectué, et les premières impressions de jungle impénétrable puissamment pénétrée passées, ne restent que le tangage incessant et la beauté du paysage contrebalancée par la perception très nette de faire une boucle touristique, un parcours maintes et maintes fois répété par l'animal, autour d'une clairière photogénique abritant quelques antilopes et des colonies de singes.&lt;br /&gt;
Puis retour au point de départ. Le temps de descendre de la tour permettant de d'accéder à la plateforme-nacelle, et l'animal était déjà loin, reconduit vers son enclos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÈVE DES TRANSPORTS EN COMMUN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le diner fut d’autant plus plaisant qu’ils nous avaient préparé un dal bat au poulet délicieux. Enfin autre chose que la soupe en sachet et les chips.&lt;br /&gt;
Rémi et moi avons attaqué notre repas avec les mains, délaissant les couverts, à la surprise de nos hôtes. Ils ne s'y attendaient visiblement pas, et cela a, me semble-t-il, contribué un peu plus à un effacement, léger, de certaines barrières dans nos relations touristes/personnel hôtelier.&lt;br /&gt;
La discussion a duré bien après le repas, tournant principalement autour du sujet des voyages, de l'immigration, et de la situation économique du Népal, de sa dépendance au tourisme.&lt;br /&gt;
La question &amp;quot;Vaut-il mieux être un peu pauvre dans un pays pauvre ou très pauvre dans un pays riche ?&amp;quot; que je posai eu pour effet de provoquer une réflexion qui, admit notre interlocuteur, ne lui était pas encore venue à l'esprit et méritait qu'on s'y arrête.&lt;br /&gt;
Ils nous ont également annoncé que, du fait d'une grève des chauffeurs de bus, nous étions coincés là le lendemain.&lt;br /&gt;
Après discussion du surcoût que cela allait entrainer, nous avons décidé d'y passer la journée mais pas la nuit. Le soir nous partirons pour une ville proche, sur la route principale.&lt;br /&gt;
En attendant nous avons élaboré avec eux le planning de demain.&lt;br /&gt;
Comme ils nous demandaient ce que nous voulions faire, j'ai proposé, si cela était possible, de faire une balade à vélo dans les villages alentour. S'ils ont convenu qu'ils pouvaient peut-être trouver des vélos, la demande leur a paru totalement saugrenue. Ils auront bien essayé de nous proposer d'autres activités, voire un tour dans les environs à moto, mais j'ai gentiment, et fermement, insisté. S'il était possible d'avoir des vélos, alors ce serait balade à vélo.&lt;br /&gt;
Ils nous ont assuré qu'ils allaient faire ce qu'ils pouvaient pour nous trouver des vélos, sans rien nous promettre. Nous verrons bien ce qu'il en sera demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grève des chauffeurs de bus est due à un tragique accident. Un bus aurait écrasé un petit enfant il y a quelques jours, sur la route principale. Les villageois auraient alors attrapé le conducteur pour le jeter pieds et poings liés dans la rivière.&lt;br /&gt;
Ce qui m'étonne par-dessus tout, c'est qu'il reste encore des chauffeurs de bus. Et des enfants.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 14 May 2012 08:12:13 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-25T10:00:35-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7196177410</guid>
                            <media:content url="http://farm9.staticflickr.com/8154/7196177410_bc2d010919_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (04) - 25Sep10, Bardia (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Bardia (Nepal) - 25Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;25/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ÉPISODE UN PEU GONFLANT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre le prochain évènement, il faut savoir que, depuis un an, je fais à intervalles réguliers des œdèmes au niveau des lèvres et de la langue, sans qu'aucun médecin ne sache ce qui les provoque. Ils apparaissent en général la nuit, et se résorbent lentement lorsque je suis debout.&lt;br /&gt;
Back to Nepal.&lt;br /&gt;
Le gonflement de la partie droite de ma lèvre supérieure et du côté gauche de ma langue, à un stade déjà bien avancé, m'a réveillé en pleine nuit. J’ai immédiatement pris deux cachets (qui, soit dit en passant, n'ont aucun effet... c'est plus psychologique qu'autre chose) et ai tenté de rester assis, à défaut de déambuler dans la chambre au risque de réveiller Rémi. Mon dilemme était simple : soit rester éveillé, espérant un dégonflement, au risque de ne pas être assez reposé pour le programme du jour consistant en une excursion à pied dans la jungle, ou me rendormir, sachant alors que je ne serai pas en état de faire quoi que ce soit. La fatigue n'aidant pas, j’ai fini par capituler et me recoucher, passant le reste de la nuit à m’endormir, me réveiller, me rendormir...&lt;br /&gt;
A 6:00 du matin, la partie gauche de la langue avait triplé de volume, tout comme l’ensemble de la lèvre supérieure.&lt;br /&gt;
Ne pouvant ni manger ni boire dans ses conditions, ayant finalement peu dormi, j’ai du laisser Rémi faire seul la randonnée sauvage et me suis rendormi, alternant, là encore, éveil et sommeil.&lt;br /&gt;
A 11:45, et si ma langue avait un peu dégonflé, la lèvre était, elle, toujours énorme. Je décidai de rester assis/debout en espérant une heure plus tard cela aille un peu mieux.&lt;br /&gt;
Du coup, cela me laissa amplement le temps, allant et venant sans fin dans les 10m² d'espace libre de la chambre, de faire un constat accablant : nous en sommes au 5ème jour de voyage et je n’ai fait que deux photos (si on excepte celles prises à l’école). C’est déprimant.&lt;br /&gt;
Sur le front des bonnes nouvelles, l'allergie déclenchée par la ceinture-portefeuille a, quant à elle, presque disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CAHIN CAHA&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’après-midi s’est passée à la lecture de La Cité de la Joie, jusque 15h30, heure à laquelle on est venu me chercher pour la balade à dos d’éléphant.&lt;br /&gt;
Ma lèvre avait dégonflé d’un bon tiers, la langue presque totalement.&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une petite visite du parc animalier local, qui abrite des crocodiles pour la reproduction, des tortues, et des singes. S'y trouve également, enfermé dans un grand enclos, un rhinocéros recueilli alors qu'il était petit. Adulte, il fut relâché dans la jungle, mais tendait à revenir continuellement vers les hommes. Il a fini par en tuer un. Du coup, il l'ont de nouveau enfermé.&lt;br /&gt;
J'ai ensuite retrouvé un Rémi fatigué mais réjoui de son périple en forêt, et nous sommes partis pour une balade d'une heure à dos d’éléphant.&lt;br /&gt;
Évidemment, c'est toujours impressionnant de se trouver perché sur le dos d'un animal qui dégage tant de puissance, même assis sur une plateforme de bois, les jambes dans le vide. Cela dit, une fois le passage à gué de la rivière effectué, et les premières impressions de jungle impénétrable puissamment pénétrée passées, ne restent que le tangage incessant et la beauté du paysage contrebalancée par la perception très nette de faire une boucle touristique, un parcours maintes et maintes fois répété par l'animal, autour d'une clairière photogénique abritant quelques antilopes et des colonies de singes.&lt;br /&gt;
Puis retour au point de départ. Le temps de descendre de la tour permettant de d'accéder à la plateforme-nacelle, et l'animal était déjà loin, reconduit vers son enclos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÈVE DES TRANSPORTS EN COMMUN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le diner fut d’autant plus plaisant qu’ils nous avaient préparé un dal bat au poulet délicieux. Enfin autre chose que la soupe en sachet et les chips.&lt;br /&gt;
Rémi et moi avons attaqué notre repas avec les mains, délaissant les couverts, à la surprise de nos hôtes. Ils ne s'y attendaient visiblement pas, et cela a, me semble-t-il, contribué un peu plus à un effacement, léger, de certaines barrières dans nos relations touristes/personnel hôtelier.&lt;br /&gt;
La discussion a duré bien après le repas, tournant principalement autour du sujet des voyages, de l'immigration, et de la situation économique du Népal, de sa dépendance au tourisme.&lt;br /&gt;
La question &amp;quot;Vaut-il mieux être un peu pauvre dans un pays pauvre ou très pauvre dans un pays riche ?&amp;quot; que je posai eu pour effet de provoquer une réflexion qui, admit notre interlocuteur, ne lui était pas encore venue à l'esprit et méritait qu'on s'y arrête.&lt;br /&gt;
Ils nous ont également annoncé que, du fait d'une grève des chauffeurs de bus, nous étions coincés là le lendemain.&lt;br /&gt;
Après discussion du surcoût que cela allait entrainer, nous avons décidé d'y passer la journée mais pas la nuit. Le soir nous partirons pour une ville proche, sur la route principale.&lt;br /&gt;
En attendant nous avons élaboré avec eux le planning de demain.&lt;br /&gt;
Comme ils nous demandaient ce que nous voulions faire, j'ai proposé, si cela était possible, de faire une balade à vélo dans les villages alentour. S'ils ont convenu qu'ils pouvaient peut-être trouver des vélos, la demande leur a paru totalement saugrenue. Ils auront bien essayé de nous proposer d'autres activités, voire un tour dans les environs à moto, mais j'ai gentiment, et fermement, insisté. S'il était possible d'avoir des vélos, alors ce serait balade à vélo.&lt;br /&gt;
Ils nous ont assuré qu'ils allaient faire ce qu'ils pouvaient pour nous trouver des vélos, sans rien nous promettre. Nous verrons bien ce qu'il en sera demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grève des chauffeurs de bus est due à un tragique accident. Un bus aurait écrasé un petit enfant il y a quelques jours, sur la route principale. Les villageois auraient alors attrapé le conducteur pour le jeter pieds et poings liés dans la rivière.&lt;br /&gt;
Ce qui m'étonne par-dessus tout, c'est qu'il reste encore des chauffeurs de bus. Et des enfants.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of landscapes in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041246120/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Landscapes]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm9.staticflickr.com/8154/7196177410_bc2d010919_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage park trip nepal white tree green film nature angel 35mm landscape slim angle natural kodak wide wideangle vert scan flare analogue 135 paysage 35 800 arbre parc argentique népal kodak800 négatif pellicule naturel bardia grandangle whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>
		<item>
			<title>Nepal (02) - 24Sep10, Kohalpur (Nepal)</title>
			<link>http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7196174640/</link>
			<description>			&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/&quot;&gt;philippe leroyer&lt;/a&gt; posted a photo:&lt;/p&gt;
	
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/7196174640/&quot; title=&quot;Nepal (02) - 24Sep10, Kohalpur (Nepal)&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7078/7196174640_09edefc485_m.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;Nepal (02) - 24Sep10, Kohalpur (Nepal)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[Taken in Kohalpur (Nepal) - 24Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;24/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LES BLAGUES LES PLUS COURTES…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle épopée !&lt;br /&gt;
Le trajet aura duré en tout et pour tout 17h30 !&lt;br /&gt;
J’ai fini par m’endormir, puis me réveiller, puis me rendormir, puis me réveiller, puis me rendormir, puis me réveiller, … durant le reste de la nuit, par intermittences, secoué, bousculé, projeté… dans un espace trop réduit pour vraiment pouvoir changer de position.&lt;br /&gt;
Il faut savoir que si, effectivement, le dossier de mon siège s’abaissait, il ne se bloquait pas dans cette position. Ce qui ne serait pas gênant outre mesure dans des conditions normales, mon poids le maintenant ainsi. Mais ici, à chaque saut que me faisait effectuer les nids de poule sur la route, il se relevait un peu plus, pour rapidement finir en position verticale.&lt;br /&gt;
A un moment donné, m’étant endormi ainsi, droit, je fus, suite à une forte secousse, à quelques millimètres de me casser le nez contre le siège devant moi.&lt;br /&gt;
Tant que le bus roulait je devais me protéger la gorge à l’aide de mon écharpe. Lorsqu’il s’arrêtait je me mettais à suer.&lt;br /&gt;
Rémi, lui, du côté fenêtre, non seulement ne pouvait pas bouger les jambes, mais découvrit qui plus est un morceau de métal pointant de la carrosserie au niveau de son coude. Coude et chemise furent un peu entamés durant le trajet.&lt;br /&gt;
Au matin, un arrêt eu lieu dans une petite ville. Petit déjeuner, que nous ne prîmes pas, et rafraichissement rapide à l’eau d’une pompe. J’appris du coup comment l’on peut à l’aide de cet engin se remplir les mains en coupe, tout en étant seul pour pomper : il suffit de pomper d’une main tandis que l’autre bouche l’arrivée d’eau, qui du coup se remplit. Puis de se servir de ses deux mains en coupe pour récupérer l’eau.&lt;br /&gt;
J’en profitai pour prendre une photo de notre bus et de Rémi, avec mon Slim Angel Wide, toy camera argentique avec objectif de 22mm.&lt;br /&gt;
Puis nous sommes repartis.&lt;br /&gt;
Plus nous approchions de notre destination, plus les check points militaires se succédaient, avec ouverture des sacs. En général pas pour nous sauf une fois.&lt;br /&gt;
Les deux dernières heures du trajet ont été beaucoup moins amusantes que le reste, au niveau des sensations physiques. Mes genoux n’avaient pas arrêté de tout le voyage de cogner contre une arrête en plastique du siège devant moi, et la douleur devenait assez insupportable. A tel point que j’ai réellement pensé qu’ils seraient bleus à l’arrivée.&lt;br /&gt;
Lorsque nous avons enfin atteint Ambassa, il était 11:00, et c’est endoloris, courbaturés, les fesses, riens, et genoux en miettes, suant, poisseux et pas reposés que nous sommes descendus du bus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A MOTO&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps de faire une erreur stratégique, à savoir de mettre mon petit sac à dos dans le gros, afin de ne pas avoir à en porter un sur la poitrine, et nous retrouvions nos deux chauffeurs, qui nous attendaient depuis 6:00 du matin. Léger retard.&lt;br /&gt;
Vishnu nous avait prévenus, nous avions payé un peu moins cher parce que la jeep du lodge n’était pas disponible pour nous transporter, et que nous serions donc amené d’Ambassa à notre lieu de résidence, à 30 minutes de là, en moto, ce qui nous convenait tout à fait.&lt;br /&gt;
Je n’avais pas pensé aux 18kg que j’aurai sur le dos après 17:30 de bus népalais.&lt;br /&gt;
Nous montâmes donc tous deux derrières nos pilotes respectifs, sur de petites routes défoncées, de petits chemins caillouteux, et autres larges rivières traversées à gué. Enfin, une rivière, pour être honnête, d’une trentaine de mètres de large, au lit de galets et bancs de sable, traversée à petite allure sans mettre un pied au sol.&lt;br /&gt;
Au fur et à mesure, je sentais mon sac à dos me tirer inexorablement vers l’arrière.&lt;br /&gt;
Rémi, me voyant de plus en plus penché, profitant d’un dépassement, me dit de me tenir les mains derrière moi, au porte-bagage.&lt;br /&gt;
Je me tenais déjà les mains derrière moi, agrippées au porte bagage.&lt;br /&gt;
L’inclinaison aidant, ou plutôt n’aidant pas, le poids du sac se faisait de plus en plus sentir, et après ce long trajet de bus, mes adducteurs commençaient à me murmurer, puis me dire clairement, pour finir par me hurler qu’ils n’allaient pas pouvoir garder mes cuisses serrées le long du carénage encore bien longtemps. Ce petit trajet quelque peu remuant qui aurait été dans d’autres conditions un vrai plaisir se transformait rapidement en enfer.&lt;br /&gt;
Je fis arrêter la moto afin de me redresser, changer de position et me tenir mains devant. Ce qui me permit d’arriver entier et toujours en selle à destination. Je n’aurais pas tenu cinq minutes supplémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WELCOME TO THE LODGE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rhino lodge est constitué d’un ensemble réduit de petits bungalows répartis sur un terrain isolé, si ce n’est pour les habitations villageoises locales qui se trouvent à proximité.&lt;br /&gt;
L’accueil fut évidemment sympathique, et l’on nous convia immédiatement à un déjeuner, un peu trop occidentalisé à notre goût, durant lequel fut mis au point le programme des deux jours.&lt;br /&gt;
A 14:00 j’étais enfin douché et parti pour une petite sieste.&lt;br /&gt;
La chambre double, avec moustiquaires, est assez spacieuse, propre, de même que la salle de bain. Pas d’eau chaude évidemment, mais qui en aurait vraiment besoin ?&lt;br /&gt;
Pas de papier toilette non plus, mais on s’y habitue. Il y a, à la place, un petit robinet sortant du mur près des toilettes, et un petit broc. L’usage est donc de remplir le broc d’eau, et d’utiliser cette eau et sa main gauche (toujours la main gauche pour cela) afin de se nettoyer.&lt;br /&gt;
La fin d’après-midi a été consacrée à une balade dans les environs immédiats.&lt;br /&gt;
Le long d’une large rivière, des gamins jouaient au foot sur deux grands terrains d’herbe tondue. Je me suis demandé combien de fois le ballon finissait dans l’eau.&lt;br /&gt;
Les villages alentour n’ont pas encore été touchés par la modernité.&lt;br /&gt;
Le long du chemin, un fossé sert de lit à une mini-rivière boueuse, détournée d’un cours d’eau en amont certainement, dont chacun se sert pour sa toilette, laver ses vêtements, faire sa vaisselle, pêcher, et simplement se baigner.&lt;br /&gt;
Notre guide nous a également fait visiter des maisons locales. Une intrusion chez les gens qui me met toujours mal à l’aise. Ils s’arrêtent ainsi quelques instants dans leur quotidien pour vous regarder pénétrer leur intimité, sous couvert de découverte touristique et culturelle. Ils vous observent les observer. Attendent que vous soyez partis pour reprendre le cour de leur vie.&lt;br /&gt;
Dans l’une des maisons, dans une pièce plongée dans une obscurité presque totale, une femme accroupie faisait la cuisine sur des braises dont le peu de luminosité ne parvenait pas à éclairer quoi que ce soit mais emplissait l’atmosphère de fumée de feu de bois qui prenait immédiatement à la gorge et brulait les yeux.&lt;br /&gt;
Au sortir de la pièce principale dans laquelle trois personnes étaient accroupies devant des coupes, visiblement interrompues en plein collation par notre passage, notre guide se baissa pour nous désigner un ensemble de tiges maintenues ensemble par une ficelle, nous révélant qu’il s’agissait d’un balais.&lt;br /&gt;
Cela dit, au-delà de la gêne et du statut avéré mais parfois ridicule de touriste, l’authenticité des lieux n’est pas remise en question, et l’expérience resta en cela intéressante.&lt;br /&gt;
Tout au long du chemin, qui se termina par un joli couché de soleil sur la rivière, les enfants nous saluaient gaiement par des « bye bye » lancés à répétition dans la douceur de cette fin de journée. Comprendre, bien sûr, « Bonjour ».&lt;br /&gt;
Nous avons également fait une halte dans le parc où se trouvent les éléphants « domestiques », deux femelles d’un côté, quatre mâles et petits de l’autre, sous des toits de paille.&lt;br /&gt;
L’une des femelles subissait une opération chirurgicale à la patte. Couchée sur le flanc, occupée à manger des boules d’herbe fourrées, elle ne semblait pas se préoccuper le moins du monde de ce qui était infligé à l’une de ses pattes arrières. Deux hommes étaient debout sur l’un de ces pattes, croisées, pendant qu’un troisième enfonçait des outils chirurgicaux dans une plaie béante, profondément, faisant régulièrement gicler du sang à un bon mètre. Et l’éléphant continuait d’enfourner son herbe sans broncher.&lt;br /&gt;
Les villages et les champs alentours sont entourés de hautes clôtures de fils de fer électrifié. Chaque année en effet, les éléphants sauvages font plus de victimes parmi les villageois que les tigres, et saccagent nombre de terres cultivées. Mais malins, ils pèsent de tout leur poids sur poteaux massifs, afin de coucher les clôtures et pouvoir passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le diner fut du même genre, dans l’assiette, que le déjeuner, à savoir trop occidental. En deux repas, nous avons mangé deux petites soupes en sachet (champignons, poulet), des frites, des chips, du riz, du poulet, des pâtes, du chou-fleur, et deux crèmes dessert (fruits, chocolat).&lt;br /&gt;
Ils nous ont tout de même demandé ce soir si nous aimerions manger de la nourriture plus classiquement népalaise. Notre enthousiasme semble les avoir convaincus que c’était une bonne idée.&lt;br /&gt;
La discussion lors du dîner a largement tourné autour de l’intrusion du touriste dans la culture locale et son impact sur le pays. Discours paradoxal venant de Rémi et moi, touristes défendant un développement touristique modéré et réfléchi, une défense de la culture et de l’identité locale. Mais il y a tourisme et tourisme. Bien sûr, pour les locaux, la réflexion se fait plus en termes d’apport économique, surtout dans un pays pauvre qui vit essentiellement du tourisme, quitte à y perdre son âme. Mais à Bardia, ils sont encore loin de ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour dans la chambre je me suis aperçu que l’allergie que j’ai développée au contact de la ceinture-portefeuille, est toujours visible sur ma hanche, alors que j’ai relégué cette dernière dans ma poche de jambe depuis plus de vingt-quatre heures. Si demain les boutons sont toujours là, j’enduirai la zone de vaseline anti-frottements le temps de notre journée de marche dans la jungle, histoire de minimiser les frottements.&lt;br /&gt;
En parlant de demain, le réveil est à 6:00.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of vehicles in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157601096529432/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Vehicles]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the random portraits in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041191994/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Portraits [Random]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 14 May 2012 08:12:12 -0700</pubDate>
			                        <dc:date.Taken>2010-09-24T16:14:08-08:00</dc:date.Taken>
            			<author flickr:profile="http://www.flickr.com/people/philippeleroyer/">nobody@flickr.com (philippe leroyer)</author>
			<guid isPermaLink="false">tag:flickr.com,2004:/photo/7196174640</guid>
                            <media:content url="http://farm8.staticflickr.com/7078/7196174640_09edefc485_b.jpg" 
                   type="image/jpeg"
                   height="687"
                   width="1024"/>
    <media:title>Nepal (02) - 24Sep10, Kohalpur (Nepal)</media:title>
    <media:description type="html">&lt;p&gt;[Taken in Kohalpur (Nepal) - 24Sep10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From my daily trip diary / De mon journal de bord quotidien :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;24/09/2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LES BLAGUES LES PLUS COURTES…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle épopée !&lt;br /&gt;
Le trajet aura duré en tout et pour tout 17h30 !&lt;br /&gt;
J’ai fini par m’endormir, puis me réveiller, puis me rendormir, puis me réveiller, puis me rendormir, puis me réveiller, … durant le reste de la nuit, par intermittences, secoué, bousculé, projeté… dans un espace trop réduit pour vraiment pouvoir changer de position.&lt;br /&gt;
Il faut savoir que si, effectivement, le dossier de mon siège s’abaissait, il ne se bloquait pas dans cette position. Ce qui ne serait pas gênant outre mesure dans des conditions normales, mon poids le maintenant ainsi. Mais ici, à chaque saut que me faisait effectuer les nids de poule sur la route, il se relevait un peu plus, pour rapidement finir en position verticale.&lt;br /&gt;
A un moment donné, m’étant endormi ainsi, droit, je fus, suite à une forte secousse, à quelques millimètres de me casser le nez contre le siège devant moi.&lt;br /&gt;
Tant que le bus roulait je devais me protéger la gorge à l’aide de mon écharpe. Lorsqu’il s’arrêtait je me mettais à suer.&lt;br /&gt;
Rémi, lui, du côté fenêtre, non seulement ne pouvait pas bouger les jambes, mais découvrit qui plus est un morceau de métal pointant de la carrosserie au niveau de son coude. Coude et chemise furent un peu entamés durant le trajet.&lt;br /&gt;
Au matin, un arrêt eu lieu dans une petite ville. Petit déjeuner, que nous ne prîmes pas, et rafraichissement rapide à l’eau d’une pompe. J’appris du coup comment l’on peut à l’aide de cet engin se remplir les mains en coupe, tout en étant seul pour pomper : il suffit de pomper d’une main tandis que l’autre bouche l’arrivée d’eau, qui du coup se remplit. Puis de se servir de ses deux mains en coupe pour récupérer l’eau.&lt;br /&gt;
J’en profitai pour prendre une photo de notre bus et de Rémi, avec mon Slim Angel Wide, toy camera argentique avec objectif de 22mm.&lt;br /&gt;
Puis nous sommes repartis.&lt;br /&gt;
Plus nous approchions de notre destination, plus les check points militaires se succédaient, avec ouverture des sacs. En général pas pour nous sauf une fois.&lt;br /&gt;
Les deux dernières heures du trajet ont été beaucoup moins amusantes que le reste, au niveau des sensations physiques. Mes genoux n’avaient pas arrêté de tout le voyage de cogner contre une arrête en plastique du siège devant moi, et la douleur devenait assez insupportable. A tel point que j’ai réellement pensé qu’ils seraient bleus à l’arrivée.&lt;br /&gt;
Lorsque nous avons enfin atteint Ambassa, il était 11:00, et c’est endoloris, courbaturés, les fesses, riens, et genoux en miettes, suant, poisseux et pas reposés que nous sommes descendus du bus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A MOTO&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps de faire une erreur stratégique, à savoir de mettre mon petit sac à dos dans le gros, afin de ne pas avoir à en porter un sur la poitrine, et nous retrouvions nos deux chauffeurs, qui nous attendaient depuis 6:00 du matin. Léger retard.&lt;br /&gt;
Vishnu nous avait prévenus, nous avions payé un peu moins cher parce que la jeep du lodge n’était pas disponible pour nous transporter, et que nous serions donc amené d’Ambassa à notre lieu de résidence, à 30 minutes de là, en moto, ce qui nous convenait tout à fait.&lt;br /&gt;
Je n’avais pas pensé aux 18kg que j’aurai sur le dos après 17:30 de bus népalais.&lt;br /&gt;
Nous montâmes donc tous deux derrières nos pilotes respectifs, sur de petites routes défoncées, de petits chemins caillouteux, et autres larges rivières traversées à gué. Enfin, une rivière, pour être honnête, d’une trentaine de mètres de large, au lit de galets et bancs de sable, traversée à petite allure sans mettre un pied au sol.&lt;br /&gt;
Au fur et à mesure, je sentais mon sac à dos me tirer inexorablement vers l’arrière.&lt;br /&gt;
Rémi, me voyant de plus en plus penché, profitant d’un dépassement, me dit de me tenir les mains derrière moi, au porte-bagage.&lt;br /&gt;
Je me tenais déjà les mains derrière moi, agrippées au porte bagage.&lt;br /&gt;
L’inclinaison aidant, ou plutôt n’aidant pas, le poids du sac se faisait de plus en plus sentir, et après ce long trajet de bus, mes adducteurs commençaient à me murmurer, puis me dire clairement, pour finir par me hurler qu’ils n’allaient pas pouvoir garder mes cuisses serrées le long du carénage encore bien longtemps. Ce petit trajet quelque peu remuant qui aurait été dans d’autres conditions un vrai plaisir se transformait rapidement en enfer.&lt;br /&gt;
Je fis arrêter la moto afin de me redresser, changer de position et me tenir mains devant. Ce qui me permit d’arriver entier et toujours en selle à destination. Je n’aurais pas tenu cinq minutes supplémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WELCOME TO THE LODGE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rhino lodge est constitué d’un ensemble réduit de petits bungalows répartis sur un terrain isolé, si ce n’est pour les habitations villageoises locales qui se trouvent à proximité.&lt;br /&gt;
L’accueil fut évidemment sympathique, et l’on nous convia immédiatement à un déjeuner, un peu trop occidentalisé à notre goût, durant lequel fut mis au point le programme des deux jours.&lt;br /&gt;
A 14:00 j’étais enfin douché et parti pour une petite sieste.&lt;br /&gt;
La chambre double, avec moustiquaires, est assez spacieuse, propre, de même que la salle de bain. Pas d’eau chaude évidemment, mais qui en aurait vraiment besoin ?&lt;br /&gt;
Pas de papier toilette non plus, mais on s’y habitue. Il y a, à la place, un petit robinet sortant du mur près des toilettes, et un petit broc. L’usage est donc de remplir le broc d’eau, et d’utiliser cette eau et sa main gauche (toujours la main gauche pour cela) afin de se nettoyer.&lt;br /&gt;
La fin d’après-midi a été consacrée à une balade dans les environs immédiats.&lt;br /&gt;
Le long d’une large rivière, des gamins jouaient au foot sur deux grands terrains d’herbe tondue. Je me suis demandé combien de fois le ballon finissait dans l’eau.&lt;br /&gt;
Les villages alentour n’ont pas encore été touchés par la modernité.&lt;br /&gt;
Le long du chemin, un fossé sert de lit à une mini-rivière boueuse, détournée d’un cours d’eau en amont certainement, dont chacun se sert pour sa toilette, laver ses vêtements, faire sa vaisselle, pêcher, et simplement se baigner.&lt;br /&gt;
Notre guide nous a également fait visiter des maisons locales. Une intrusion chez les gens qui me met toujours mal à l’aise. Ils s’arrêtent ainsi quelques instants dans leur quotidien pour vous regarder pénétrer leur intimité, sous couvert de découverte touristique et culturelle. Ils vous observent les observer. Attendent que vous soyez partis pour reprendre le cour de leur vie.&lt;br /&gt;
Dans l’une des maisons, dans une pièce plongée dans une obscurité presque totale, une femme accroupie faisait la cuisine sur des braises dont le peu de luminosité ne parvenait pas à éclairer quoi que ce soit mais emplissait l’atmosphère de fumée de feu de bois qui prenait immédiatement à la gorge et brulait les yeux.&lt;br /&gt;
Au sortir de la pièce principale dans laquelle trois personnes étaient accroupies devant des coupes, visiblement interrompues en plein collation par notre passage, notre guide se baissa pour nous désigner un ensemble de tiges maintenues ensemble par une ficelle, nous révélant qu’il s’agissait d’un balais.&lt;br /&gt;
Cela dit, au-delà de la gêne et du statut avéré mais parfois ridicule de touriste, l’authenticité des lieux n’est pas remise en question, et l’expérience resta en cela intéressante.&lt;br /&gt;
Tout au long du chemin, qui se termina par un joli couché de soleil sur la rivière, les enfants nous saluaient gaiement par des « bye bye » lancés à répétition dans la douceur de cette fin de journée. Comprendre, bien sûr, « Bonjour ».&lt;br /&gt;
Nous avons également fait une halte dans le parc où se trouvent les éléphants « domestiques », deux femelles d’un côté, quatre mâles et petits de l’autre, sous des toits de paille.&lt;br /&gt;
L’une des femelles subissait une opération chirurgicale à la patte. Couchée sur le flanc, occupée à manger des boules d’herbe fourrées, elle ne semblait pas se préoccuper le moins du monde de ce qui était infligé à l’une de ses pattes arrières. Deux hommes étaient debout sur l’un de ces pattes, croisées, pendant qu’un troisième enfonçait des outils chirurgicaux dans une plaie béante, profondément, faisant régulièrement gicler du sang à un bon mètre. Et l’éléphant continuait d’enfourner son herbe sans broncher.&lt;br /&gt;
Les villages et les champs alentours sont entourés de hautes clôtures de fils de fer électrifié. Chaque année en effet, les éléphants sauvages font plus de victimes parmi les villageois que les tigres, et saccagent nombre de terres cultivées. Mais malins, ils pèsent de tout leur poids sur poteaux massifs, afin de coucher les clôtures et pouvoir passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le diner fut du même genre, dans l’assiette, que le déjeuner, à savoir trop occidental. En deux repas, nous avons mangé deux petites soupes en sachet (champignons, poulet), des frites, des chips, du riz, du poulet, des pâtes, du chou-fleur, et deux crèmes dessert (fruits, chocolat).&lt;br /&gt;
Ils nous ont tout de même demandé ce soir si nous aimerions manger de la nourriture plus classiquement népalaise. Notre enthousiasme semble les avoir convaincus que c’était une bonne idée.&lt;br /&gt;
La discussion lors du dîner a largement tourné autour de l’intrusion du touriste dans la culture locale et son impact sur le pays. Discours paradoxal venant de Rémi et moi, touristes défendant un développement touristique modéré et réfléchi, une défense de la culture et de l’identité locale. Mais il y a tourisme et tourisme. Bien sûr, pour les locaux, la réflexion se fait plus en termes d’apport économique, surtout dans un pays pauvre qui vit essentiellement du tourisme, quitte à y perdre son âme. Mais à Bardia, ils sont encore loin de ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour dans la chambre je me suis aperçu que l’allergie que j’ai développée au contact de la ceinture-portefeuille, est toujours visible sur ma hanche, alors que j’ai relégué cette dernière dans ma poche de jambe depuis plus de vingt-quatre heures. Si demain les boutons sont toujours là, j’enduirai la zone de vaseline anti-frottements le temps de notre journée de marche dans la jungle, histoire de minimiser les frottements.&lt;br /&gt;
En parlant de demain, le réveil est à 6:00.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of this trip in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088666/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20Sep-14Oct10 - Nepal &amp;amp; India [Trip]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of Nepal in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088660/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nepal [Country]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the White Slim Angel photos in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157629725088650/detail/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[White Slim Angel]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the photos of vehicles in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157601096529432/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;[Vehicles]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;See all the random portraits in this set : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/sets/72157600041191994/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Portraits [Random]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</media:description>
    <media:thumbnail url="http://farm8.staticflickr.com/7078/7196174640_09edefc485_s.jpg" height="75" width="75" />
    <media:credit role="photographer">philippe leroyer</media:credit>
    <media:category scheme="urn:flickr:tags">voyage trip nepal portrait white man bus film angel 35mm slim angle kodak wide wideangle scan analogue 35 800 homme argentique népal rémi kodak800 négatif pellicule grandangle kohalpur whiteslimangel slimangel</media:category>
		<creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.en</creativeCommons:license>
		</item>

	</channel>
</rss>